Au terme d'une compétition acharnée, l'Angleterre a battu son vieil ennemi l'Australie en finale pour s'adjuger son premier trophée mondial, en Twenty20.
La compétition avait pourtant mal commencé pour les Anglais* qui avaient concédés une première défaite contre l'équipe des Caraïbes qui jouait à domicile. Cette défaite, due en bonne partie à l'intervention de la pluie et conséquemment de Messieurs Duckworth et Lewis, était proche d'augurer d'une élimination prématurée, malgré l'excellente manche réalisée à la batte par les Anglais (191/5). Mais le match contre l'Irlande ne fournissait pas de résultat à cause encore une fois de la pluie. L'Angleterre accédait à la suite de la compétition au taux de courses net.
Le "Super 8" était cette année constitué de deux groupes de quatre équipes, les deux meilleures passant en demi-finales. L'Angleterre battait tour à tour le Pakistan par 6 guichets (3 balles non jouées), l'Afrique du Sud par 39 courses et la Nouvelle-Zélande par 3 guichets (5 balles non jouées).
De son côté, l'Australie avançait invaincue dans le tournoi avec des victoires initiales sur le Pakistan et le Bangladesh par 34 et 27 courses, puis sur l'Inde et le Sri Lanka par 49 et 81 courses, sur les Caraïbes par 6 guichets (22 balles non jouées). Dans aucun de ses matchs l'équipe australienne n'avait été menacée, l'équipe était sûre de sa force.
Les demi-finales voyaient l'Angleterre se qualifier facilement face au Sri Lanka par 7 guichets (24 balles non jouées) et l'Australie souffrir jusqu'à la dernière
balle face à une offensive (Pak 191/6 - Aus 197/7) équipe pakistanaise qui défendait son titre bec et ongles.
La grande finale pouvait opposer les deux vieux ennemis et, une fois n'est pas coûtume, l'Angleterre sortait vainqueur de l'opposition grâce à un très bon début de match au service. Même si Hussey parvenait un temps à redresser la barre, Kieswetter (63) et Pietersen (47) mettait l'Angleterre sur orbite pour un premier titre mondial.
* L'équipe d'Angleterre s'est attiré des commentaires acerbes ou humoristiques de nombreux journalistes ces dernières années en titularisant plusieurs joueurs nés en Afrique du Sud (Lumb, Pietersen et Kieswetter dans l'équipe vainqueur de la finale dimanche dernier), et récemment Eoin Morgan, international irlandais jusqu'à 2008.
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